L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a pris une part active à la 2ᵉ édition du Women in STEM Forum, tenue les 30 et 31 mars 2026 à Kinshasa, au Fleuve Congo Hotel, autour du thème : « Leadership féminin en STEM : catalyser la souveraineté technologique et l’innovation durable pour le XXIᵉ siècle ».
À cette occasion, la vice-présidente de l’ARPTC, Lydie Omanga, est intervenue lors de la plénière consacrée à la vision stratégique du régulateur en matière d’inclusion des femmes dans les secteurs des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM).
Dans son allocution, elle a dressé un constat préoccupant de la participation féminine dans les filières STEM, tant à l’échelle mondiale qu’africaine. Elle a notamment relevé un écart significatif entre le nombre de femmes engagées dans les études scientifiques et celles évoluant effectivement dans les métiers correspondants. En République démocratique du Congo, malgré une présence notable des étudiantes dans ces filières, leur insertion professionnelle demeure limitée.
Face à cette réalité, la vice-présidente de l’ARPTC a mis en avant l’inclusion des femmes comme un levier stratégique de développement et de souveraineté technologique. Dans un contexte de transformation numérique accélérée, a-t-elle souligné, l’exclusion d’une part importante de la population constitue un frein à l’innovation, à la performance des organisations et à la compétitivité nationale.
Abordant le rôle du régulateur, Lydie Omanga a évoqué l’évolution des missions de l’ARPTC, appelée à dépasser une régulation classique pour adopter une approche plus inclusive, collaborative et proactive. Elle a insisté sur la nécessité pour l’institution de se positionner comme un véritable architecte de l’écosystème numérique, à la fois régulateur, catalyseur et acteur de transformation du secteur.
Dans cette dynamique, l’ARPTC s’emploie à :
- garantir un accès équitable à la connectivité sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et périurbaines ;
- renforcer les capacités, notamment au bénéfice des femmes, à travers des initiatives internes et des partenariats ;
- intégrer des critères d’inclusion dans les politiques sectorielles et les cahiers des charges des opérateurs.
La vice-présidente a également appelé à une responsabilité collective, plaidant pour une synergie d’actions entre institutions publiques, secteur privé et partenaires techniques afin de favoriser une participation accrue des femmes dans les métiers du numérique.
La deuxième journée des travaux a été marquée par l’intervention de la représentante de la ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Raïssa Malu, qui a salué les initiatives en faveur de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes filles dans les filières scientifiques.
À travers sa participation à ce forum, l’ARPTC réaffirme son engagement en faveur d’un écosystème numérique inclusif, innovant et souverain, où les femmes occupent pleinement leur place en tant qu’actrices du développement technologique.