Le Ministre de l’Économie numérique, SEM Augustin KIBASSA MALIBA, a procédé, le mardi 3 novembre 2026 au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa, au lancement officiel de l’atelier national de validation de sept projets d’arrêtés ministériels relatifs à la cybersécurité. Organisés avec l’appui de l’ARPTC, ces travaux visent à renforcer le dispositif réglementaire national en matière de sécurité numérique.
Des textes pour rendre le Code du Numérique opérationnel
À l’ouverture des travaux, le Ministre a rappelé que le Code du Numérique, institué par l’Ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023, nécessite des mesures d’application adaptées pour garantir son efficacité. Les sept projets d’arrêtés portent notamment sur la protection des infrastructures critiques, les exigences minimales de sécurité, la gestion des incidents, les audits, les responsabilités des dirigeants, l’encadrement des prestataires et la coopération transfrontalière.
Trois priorités guident cette démarche : protéger les infrastructures et les fonctions vitales de la Nation, responsabiliser les institutions et leurs dirigeants, et développer une capacité nationale durable de cyberrésilience. L’objectif du Gouvernement est de construire un cadre « effectivement applicable, contrôlable et durable ».
L’ARPTC, un appui technique déterminant
Dans le cadre de cette initiative, le Ministre de l’Économie numérique a confié provisoirement à l’ARPTC, par lettre du 20 mai 2026, une mission d’appui technique et de coordination des consultations sectorielles pour l’élaboration du Plan national de cybersécurité et de résilience numérique de l’État.
Engagée dès avril 2026, cette démarche a permis de solliciter 34 ministères et entités des secteurs public et privé, dont 23 contributions ont été analysées. Elle a également donné lieu à un atelier de restitution et de co-construction les 29 et 30 juillet 2026.
Ces travaux ont abouti à trois livrables majeurs : un rapport de diagnostic global, un cadre stratégique national de gouvernance du numérique 2026-2030 et un référentiel de 63 exigences minimales de sécurité pour les administrations publiques. Mis à la disposition des participants, ces outils constituent une base technique de référence pour garantir la cohérence des projets d’arrêtés, clarifier les responsabilités institutionnelles et prévenir les chevauchements de compétences. L’ARPTC contribuera également, dans le cadre de ses attributions, à leur déclinaison dans le secteur des communications électroniques.
Un objectif commun : renforcer la cyberrésilience nationale
Jusqu’au 5 novembre 2026, les experts et représentants des institutions concernées examineront les projets de textes en groupes thématiques afin d’en consolider le contenu et les modalités d’application.
À travers cette démarche, le Gouvernement, avec l’appui technique de l’ARPTC et la participation des parties prenantes, entend doter la RDC d’un cadre réglementaire cohérent et opérationnel pour mieux prévenir les cybermenaces et protéger son espace numérique.
Comme l’a souligné le Ministre, « la souveraineté numérique ne se proclame pas ; elle se construit ». Une ambition à laquelle l’ARPTC apporte son expertise et son engagement en faveur d’un environnement numérique national plus sûr et plus résilient.